Bienvenue à Nerdville : visite guidée de la collection personnelle de Joe Bonamassa

Sur une route de campagne, au pied d'une pente raide du Laurel Canyon, un portail s'ouvre.

Alors que nous nous frayons un chemin sur cette colline, une voûte florale encadre un panneau de bienvenue : "Bienvenue dans l'incroyable Nerdville, Californie" entouré de lumières jaunes clignotantes.

Voilà comment s'est déroulée notre arrivée dans le domaine de Joe Bonamassa où nous avons filmé l'une des plus grandes collections de guitares du monde.

Dès la porte d'entrée, on trouve de vieux posters de concerts ou de publicités pour des instruments. Une bonne vingtaine d'amplis vintage se laissent éclairer par le soleil qui entre dans la pièce.

Le musée se trouve derrière un foyer fait de Gibson Lapsteels.

"On visitera le Bonaseum plus tard" nous dit Joe. "Ne filmez pas tout de suite." En direction de la cuisine, on aperçoit la dite pièce, et ce rapide coup d'oeil suffit à nous faire rêver.

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Même la cuisine est remplie de matos - de vieilles reverb à ressort, ou des haut-parleurs Marshall vintage. Après quelques échanges sur les futures rénovations de sa cuisine, nous nous sortons dans le jardin, vue sur le canyon, et arpentons le chemin menant à son studio.

De la terrasse, on peut observer le fameux quartier décrit par Joni Mitchell dans Lady of the Canyon. Beaucoup d'autres légendes ont élu domicile dans le coin. Zappa, Graham Nash, Mama Cass et Jim Morrison, entre autres, ont vécu un temps ici.

Les collines, le soleil couchant, l'air sec - ces trois éléments sont une source d'inspiration pour beaucoup de musiciens.

À l'intérieur du studio - du moins ce qu'il en reste - se trouve le vrai sanctuaire du nerd de la guitare. C'est ici que Joe branche son Blackface Deluxe, regarde des rediffs des Simpsons, et se détend. Mais aujourd'hui, il nous y fait un inventaire de ses guitares, en racontant leurs histoires, ainsi que sa manière de les acquérir et sa vision de la création musicale.

Nous avons eu la chance d'avoir ensuite accès au Bonaseum pour une visite guidée. Il s'agit d'un ancien salon reconverti en véritable musée du matos. Les caméras y sont très rarement autorisées - un jour, un caméraman a déchiré le tissu d'un Tweed avec son trépied - cette opportunité est donc un véritable honneur.

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Nous sommes arrivés avec certaines attentes quant à ce que nous allions trouver et qui nous allions rencontrer. Certaines se sont avérées justes - par exemple, l'ampleur de la collection - et nous avons été vite rassurés après quelques minutes de conversation.

Joe n'est peut-être pas le Saint-Patron du rock indé, mais il l'est bel et bien pour les collectionneurs de vieilles guitares, et ce n'est pas incompatible.

Il a bâti sa carrière avec une philosophie DIY, louant lui-même ses salles de concert quand aucun booker ne le faisait, auto-produisant ses albums et son merchandising.

Bref, nous avons redécouvert Joe Bonamassa. Vous savez, ce type avec ses lunettes de soleil qui joue du blues devant une foules guindée. Au contraire, nous avons rencontré un musicien modeste, conscient de ce qu'il est, de sa place dans l'histoire du rock, et se voyant comme un simple nerd, petit face au vaste monde de la guitare.


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